"WEDO"La Coutume de chez Nous

La Coutume de chez nous : définition par mots clés et synonymes
   

  • les habitudes   
  • les façons de faire, propres à chez nous   
  • les devoirs   
  • les obligations   
  • les droits, et les règles   
  • les garanties sociales   
  • l'offrande de l'igname et le taro   
  • la monnaie kanak : le "ÊÊji", l'argent et le tabac

"YADE' MÂÂTEREMONIÔ" : La coutume du Mariage

Le mariage kanak ou coutumier, est un acte de mise en relation, au delà du lien entre  l'homme et la femme : En effet, ce geste coutumier lie, de manière solennelle et officielle, et de façon irréversible, la fille et l'ensemble des membres de son clan, au garçon et à tout son clan : Mariage culturel et social entre 2 clans, établissement du Lien inter-Clanique

Le clan du garçon devient, de fait, un allié objectif du clan de la femme, et vise versa : pour travailler, construire, préparer un événement coutumier ou aussi faire la guerre, dorénavant chacun des 2 cotés pourra à sa guise donner une coutume  de doléances (geste coutumier) de demande de participation au travail et divers

Le mariage coutumier est d'abord une obligation coutumière pour le garçon afin de légitimer l'ensemble de ses intérêts à avoir la FEMME (compagne, cuisinière, enfants, éducatrice, ...), mais aussi et surtout légitimer la présence de cette nouvelle femme dans son clan, et lui valider tout un ensemble de comportements, gestes et paroles de la femme dans sa nouvelle tribu : bref, lui donner la place et le respect qu'elle doit mériter.

La Femme est toujours un "Don du ciel" pour le clan (elle donne de la valeur à leur fils, et lui procure sa descendance).
Elle devient à son tour 1 nouvelle maman, titre qu'elle détiendra jusqu'à sa mort, vis à vis de son clan d'accueil, dans la relation coutumière avec son clan d'origine : la coutume de ses enfants seront l'expression matérielle de celle relation, instituer lors de la coutume du mariage, le "YADE' MÂÂTEREMÔNIÔ"

MÂÂXIM : La coutume du DEUIL

La coutume du DEUIL, est le geste coutumier qui s'établit en rapport au décès d'un membre du clan (homme ou femme) : Le clan du membre décédé, maître pour l'occasion des cérémonies, donne 1 coutume : le "JAAWE" (1 tabac) à chacun des clans alliés pour signaler l'événement.

Avec l'ensemble des alliés qui s'achemine tous dans la tribu du décès, pour la cérémonies coutumière, le clan "Maître des cérémonies" prépare et présente le MÂÂXIM, coutume du défunt, au clan de sa Mère et ses ONCLES maternels.

Dans la symbolique, cette coutume est le geste de signalement de la mort, la disparition : l'arrêt d'activité chez les vivants, et la préparation pour le départ dans le monde des esprits : On confie le corps (cheveu, sang, main, pieds, tête, ...) à ses oncles maternels, propriétaires culturels de la dépouille.
Seuls ces derniers devront l'enterrer en rapport aux droits exclusif d'accès à la dépouille mortel (biens matériels et corporels obtenus de sa mère, dont le sang)

En accompagnement du geste du MÂÂXIM, des petites coutumes sont opérées pour lever les interdits : BA-WELI'GU (donne droit au clan du défunt à entretenir la tombe), BA-MWEJU (donne droit à travailler dans le laps de temps séparant la date de décès et la levée du deuil (remise des affaires : délai de 1 an, en pays MWÂLEBENG)), et le BA-PU'MWÂ (donne droit à faire ou refaire une case, une maison)


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